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Passer d’un emploi en entreprise au monde d’agence, en pleine pandémie, c’est possible!

Dernière mise à jour : 28 janv.

Anik Pelletier raconte son changement de carrière, en plein milieu d’une pandémie.

Femme en position d'acrobatie au soleil couchant

Vous avez besoin d’un changement professionnel, mais le contexte actuel freine votre élan? Vous hésitez à intégrer une nouvelle organisation de façon virtuelle? Déjà que l’intégration en temps normal ne se déroule pas toujours de façon idéale… Mais allez- vous attendre encore des mois avant de vous lancer?

J’ai moi-même fait le saut en juillet dernier, passant du monde corpo au monde d’agence, que je connaissais uniquement à titre de cliente. Vous dire les sourcillements que j’ai suscités dans mon entourage…

De la préparation

Pour quelqu’un comme moi, qui aime faire avancer les choses rapidement, prendre la tête d’une équipe dans un contexte de distanciation sociale aurait pu s’avérer désastreux. Mais j’ai eu la chance de me joindre à une organisation aux valeurs humaines bien ancrées, qui a facilité mon intégration.

J’ai aussi fait ma part pour que tout se déroule bien, car chacun et chacune a son rôle à jouer pour assurer le succès d’une transition d’emploi dans un contexte aussi particulier. Tout d’abord, j’ai fait mes devoirs avant d’arriver. Ça peut paraître anodin, mais se présenter à un nouveau boulot sans avoir fait quelques recherches sur l’entreprise, les collègues et les clients (vive Google et LinkedIn!), c’est un peu arriver comme un cheveu sur la soupe.

On risque de détonner dans le décor (même sur Zoom) et de manquer des bouts de conversations (et pas parce que le son ne marche pas). Comme je passais du monde corpo au monde d’agence, j’avais des croûtes à manger et des habitudes à changer. Comme de laisser de côté mes tailleurs pour une simple réunion interne, où le reste des participant·e·s arboraient leurs plus beaux t-shirts de circonstance (c’était au temps où il pouvait encore y avoir une certaine présence au bureau). Finalement on s’y fait, au linge mou, télétravail ou pas.

Ensuite, je me suis forcée à prendre mon temps. Ce qui est plutôt contre nature pour une impatiente comme moi. Croyez-moi, si vous êtes du type à carburer aux résultats rapides, vous risquez la déception. Déjà qu’une intégration en temps normal prend plusieurs semaines, il faut accepter qu’en période trouble, la transition prenne plus de temps. Il vaut mieux modérer ses ardeurs. Qui sait, peut-être même qu’en prenant davantage votre temps, en réfléchissant avant d’agir, les résultats seront encore meilleurs?

Un accueil chaleureux

Quand on change d’emploi, on se met en situation de vulnérabilité. On perd une partie de ses repères et la plupart de ses allié·e·s. On avance un peu à l’aveugle. Il faut donc faire preuve d’assez d’humilité pour demander de l’aide. Et cette aide peut venir de partout dans l’entreprise, pourvu qu’on se donne le droit à la vulnérabilité.

Pas facile de poser des questions qui peuvent paraître simplettes quand on veut faire une bonne première impression. Mais comme disait mon grand-père, « y’a pas de questions niaiseuses; y’a juste des gens niaiseux qui posent pas de questions. »

Du côté des employeur·euse·s, l’intégration d’une nouvelle ressource est l’occasion idéale de prouver que la culture d’entreprise, ça n’existe pas que sur papier. Et comme on plonge plus difficilement dans la culture en situation de télétravail, il revient à ceux et celles déjà en place de prendre les moyens de la transposer dans la nouvelle réalité virtuelle.

Le collectif Humanise, auquel je me suis jointe par l’entremise de Bleublancrouge, a mis le paquet avec un programme de deux semaines conçu pour faire découvrir la culture, les valeurs et les collègues de l’entreprise. Pour y avoir participé, je peux vous dire que l’expérience en valait la peine. J’ai entre autres fait la rencontre de gens que je n’aurais probablement pas eu la chance de connaître autrement, appris une nouvelle danse (avec plus ou moins de succès) et écouté le récit passionnant de la fondation de l’agence, puis du collectif, tout en sirotant un cocktail livré à ma porte. Bien franchement, ayant moi-même organisé des dizaines d’intégrations de nouvelles recrues dans ma carrière, j’ai été renversée par la qualité des activités au programme.


C’est sans compter l’accueil chaleureux que mes proches collaborateur·trice·s m’ont réservé. Ma prédécesseure avait préparé le terrain en annonçant mon embauche dans des mots rassurants et flatteurs (je lui en serai éternellement reconnaissante).

Le contexte entourant son départ, ainsi que la volonté de l’organisation d’assurer une transition en douceur, ont fait en sorte que nous nous sommes côtoyées pendant plus d’un mois. Un geste généreux de la haute direction, qui a valu le coût. Ma nouvelle équipe a donc pu apprivoiser la nouvelle patronne de façon graduelle, dans un environnement empreint de bienveillance.

Il y a bien eu quelques doutes et difficultés, mais grâce à l’empathie de chacun et chacune, je me suis glissée aisément dans mon nouveau rôle et j’ai rapidement pu contribuer à mon tour au succès des gens de mon entourage professionnel. Comme quoi les décisions qui peuvent sembler les plus irréfléchies mènent parfois vers des découvertes inattendues.

Alors, qu’attendez-vous pour plonger?


Texte publié dans Isarta le 15 février 2021

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