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L’inclusion, c’est aussi l’accessibilité

La communication inclusive doit nécessairement passer par une plus grande accessibilité.


Femme perplexe devant un ordinateur portable

On m’a récemment mandatée pour donner une présentation sur la communication inclusive à l’équipe des communications d’un organisme gouvernemental. Jusqu’ici, rien pour écrire à sa mère. Mais l’organisatrice de l’atelier m’a demandé si je pouvais aller plus loin que la simple inclusion de genre.

 

Une grande responsabilité


Ma première réaction a été de me demander si j’avais l’expertise nécessaire pour aborder d’autres facettes de la communication inclusive. Maudit syndrome de l’imposture! J’ai déjà abordé le sujet de la diversité sur diverses tribunes, notamment les mots à éviter pour ne pas s’aliéner les personnes neurodivergentes ou en situation de handicap. J’ai suivi diverses formations et lu quantité d’articles sur ces sujets. Mais j’hésitais à transmettre ce savoir dans un cadre de formation. Former et informer des gens, c’est une grande responsabilité.

 

Mais l’occasion était trop belle. Je savais qu’avec une bonne préparation et une révision de différentes sources d’information fiables, je pourrais y arriver. J’ai donc préparé un atelier d’une heure sur l’écriture inclusive et l’accessibilité universelle. Le plus difficile a été de condenser l’information pour une si courte durée. Il y a tellement de notions importantes à aborder!

 

Quelques statistiques


Avec les changements démographiques et sociétaux qu’on connaît en ce moment et qui se profilent à l’horizon, le sujet de l’accessibilité des contenus va prendre de plus en plus d’importance. Voyons quelques statistiques qui tendent en ce sens :

 

  • La population québécoise de 65 ans et plus passera à 26 % en 2041

  • Le déclin de l’ouïe et de la vision commence dès l’âge de 45 ans

  • La capacité à utiliser le web diminue de près de 1 % annuellement à partir de 25 ans

  • 21 % des Québécois et Québécoises de 15 ans et plus ont déclaré une incapacité en 2022

  • 27 % de la population canadienne de 15 ans et plus déclarait au moins un handicap en 2022

 

On peut donc présumer que les besoins en communications claires et accessibles, quelles que soient les plateformes (papier, numérique, audio, etc.) vont aller en augmentant.


Bonnes pratiques en matière d’accessibilité


Mais que peut-on faire concrètement pour répondre aux besoins changeants de notre auditoire? Voici quelques bonnes pratiques à adopter :

 

  • Utiliser un style simple et un langage clair (phrases et paragraphes courts, vocabulaire compréhensible)

  • Choisir des polices de caractères plus lisibles, sans empattement, comme Arial ou Verdana

  • Régler les polices à 12 points minimum pour les supports habituels (sites web, courriels, documents imprimés)

  • Aérer ses textes en espaçant suffisamment les paragraphes

  • Présenter les énumérations sous forme de listes à puces

  • Assurer un contraste de couleurs de 70 % ou d’un ratio de 4,5 minimum

  • Aligner son texte à gauche

  • Limiter autant que possible les colonnes

  • Ajouter des sous-titres aux contenus vidéo et des textes ALT aux éléments graphiques

  • Rendre l’information facile à repérer et à utiliser

 

Inclusion bienveillante


Au fond, il s’agit de se mettre dans la peau des personnes plus vulnérables et de s’assurer que nos textes leur sont utiles. Les méchantes langues diront que c’est du nivellement par le bas. Je vois plutôt ça comme de l’inclusion bienveillante.

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